D'abord sécuriser, puis investir dans sa vision
Avant 2021, j'ai beaucoup investi dans l'immobilier, en Algérie comme ailleurs. C'était une manière de construire, mais surtout de sécuriser.
Quand on démarre, les premières années sont souvent les plus dures. On cherche d'abord à tenir face à l'incertitude, à prouver que le projet est viable, à passer les étapes une par une.
Puis un jour, je me suis dit qu'il fallait arrêter de sécuriser et commencer à investir dans ma vision. J'ai investi dans ma propre entreprise, KMY ascenseurs : communication, image, produits, positionnement. Puis j'ai lancé d'autres projets : LIFTY, Ikosim Tech Hub, et l'expérience unique d'une levée de fonds participative en Algérie.
Le plus difficile : répartir son énergie
Quand on porte plusieurs projets, le plus difficile n'est pas d'avoir des idées. C'est de répartir son énergie avec intelligence.
Il faut aussi avoir assez de lucidité pour ne pas abandonner trop vite un projet qui avance lentement, mais qui peut construire une vraie valeur demain.
La résilience, c'est rester en mouvement
La résilience, ce n'est pas seulement se relever après un échec. C'est rester en mouvement et garder la vision, même quand les résultats ne suivent pas encore.
À chaque projet, j'ai appris, j'ai corrigé, j'ai encaissé, et je me suis réinventé. Ce sont des leçons que je n'aurais trouvées dans aucun livre.
Un lieu pour ne pas entreprendre seul
On ne devient probablement pas entrepreneur avec un seul projet, mais avec une multitude d'échecs et de réussites. C'est aussi pour cela que les lieux comptent : un endroit où l'on croise d'autres fondateurs, où l'on peut tester une idée, organiser une réunion ou une formation.
C'est ce que nous avons voulu faire avec Ikosim Tech Hub à Dély Ibrahim. Le parcours est encore loin d'être terminé.


